Nouvelles fantastiques
9 StoryGlyphs au catalogue
Le fantastique n'est pas le surnaturel : c'est le doute. Une explication rationnelle complète, une explication impossible tout aussi complète, et aucune des deux qui l'emporte à la dernière page. C'est le seul genre que la forme courte sert mieux que le roman — une ambiguïté tenue trois cents pages finit toujours par se résoudre, faute de quoi elle lasse. La nouvelle, elle, se referme avant la reddition, et laisse le doute intact au moment où il est le plus vif.

Chaque lundi, elle efface les traces. Elle n'a jamais demandé qui les laisse.
Ce que garde la cire
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Le miroir arriva un mardi de novembre. Elle ne le regarda vraiment que le quatrième jour.
La doublure
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Elle avait vingt-deux élèves sur sa liste, elle en compta vingt-trois.
La photographie scolaire
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Elle avance de vingt minutes. Il a mis quatre mois à comprendre sur quoi.
Le balancier
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Un géomètre vient corriger une erreur dans un registre. Il ne repartira pas avec ce qu'il croyait avoir apporté.
Quarante mètres douze
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Il y avait une règle dans la tour Ariane : la nuit appartient à ceux qui ne dorment pas.
Le Moins-Quatre
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Le mardi 14 octobre 1975, Éliane Martel compta les portes du sixième étage. La veille, il y en avait une de moins.
Sept portes
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Le TER 87423 quittait Brive-la-Gaillarde à dix-sept heures quarante-deux, et Marc Delaforge y montait depuis vingt-trois ans avec la ponctualité d'un homme qui n'a plus rien à décider.
Les Terminus
Camille Coteau
Publié en septembre 2026

Onze ans que le pavillon est en vente. Dix-neuf visites, aucune offre.
Le pavillon
Camille Coteau
Publié en septembre 2026
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