
Sept portes
Par Camille Coteau · Publié en septembre 2026
Le mardi 14 octobre 1975, Éliane Martel compta les portes du sixième étage. La veille, il y en avait une de moins.
Hôtel Beaumont, Paris, octobre 1975. Éliane Martel, femme de chambre au sixième étage, compte tout — les serviettes, les savonnettes, les minutes. Ce mardi-là, elle compte sept portes. La veille, il y en avait six.
Entre la 617 et la 619, une porte qui n'existait pas. Derrière, un couloir sans chambres, où le silence est plus épais qu'ailleurs. Éliane y dépose d'abord des objets, puis autre chose. Jusqu'au matin où un client trop curieux se tient sur le seuil.
Un huis clos feutré où le papier peint, la moquette bordeaux et l'odeur de linge humide tiennent lieu de décor à quelque chose qui ne se laisse ni prouver ni écarter. Le doute y reste entier jusqu'à la dernière ligne.
Combien de portes êtes-vous certain d'avoir comptées aujourd'hui ?
- Stephane L.
Une nouvelle intriguante qui amène à se demander où conduit réellement cette porte et ce qui se cache réellement derière. Agréable et accessible dans sa lecture.
Lecture de sept. 2026 · avis publié en sept. 2026 · modifié en sept. 2026
Avis vérifiés, relus avant publication, du plus récent au plus ancien.

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