
Le Moins-Quatre
Par Camille Coteau · Publié en septembre 2026
Il y avait une règle dans la tour Ariane : la nuit appartient à ceux qui ne dorment pas.
La Défense, un mercredi de novembre. Bouzid Messaoudi, vingt-neuf ans, garde la tour Ariane de vingt-deux heures à six heures du matin.
Dans l'ascenseur du parking, sous le bouton du troisième sous-sol, il découvre un quatrième bouton qui ne figure sur aucun plan. Les caméras ne montrent rien. Le cahier de main courante, lui, commence à manquer des heures.
En bas, un étage éclairé, vingt personnes qui travaillent sans respirer, et un homme en costume charcoal qui a son visage et connaît des phrases qu'il n'a jamais répétées à personne.
Un fantastique de bureau et de néon trop jaune, où l'inquiétude ne vient pas de ce qui apparaît mais de ce qui manque au dossier.
Combien de fois faut-il redescendre avant de ne plus être certain de qui est remonté ?

Chaque lundi, elle efface les traces. Elle n'a jamais demandé qui les laisse.
Ce que garde la cire
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Elle avait vingt-deux élèves sur sa liste, elle en compta vingt-trois.
La photographie scolaire
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Le TER 87423 quittait Brive-la-Gaillarde à dix-sept heures quarante-deux, et Marc Delaforge y montait depuis vingt-trois ans avec la ponctualité d'un homme qui n'a plus rien à décider.
Les Terminus
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