
Ce que garde la cire
Par Camille Coteau · Publié en septembre 2026
Chaque lundi, elle efface les traces. Elle n'a jamais demandé qui les laisse.
Berry, 1963. Dans un hôtel particulier dont une aile est fermée depuis douze ans, une jeune domestique reçoit une seule consigne : cirer les parquets le lundi matin.
Odette Marchal a vingt-six ans et ne pose pas de questions. Le deuxième lundi, elle trouve dans la cire fraîche des empreintes de pas d’homme qui vont de la fenêtre au milieu du salon et s’arrêtent là. Les volets sont verrouillés de l’intérieur. Sa patronne lui demande simplement de recommencer.
Un lundi de mars, Odette décide de ne pas cirer. Trois jours plus tard, elle ferme sa porte à clef sans savoir pourquoi. Le samedi, les traces ont traversé toute l’aile et se sont arrêtées devant une porte.
Une maison, une brosse, un pot de cire. Un fantastique de province, tenu à hauteur de plancher, où le doute ne se referme jamais.
Sauriez-vous continuer à effacer ce que vous n’avez jamais voulu comprendre ?

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