StoryGlyphs.fr

L’escale littéraire au creux de la main.

Ouverture prochaine

Une histoire entière,
le temps d'une pause.

StoryGlyphs.fr ouvrira bientôt. Chaque nouvelle y devient un StoryGlyph : un PDF illustré, composé comme un livre, à lire d’une traite et à garder. Laissez votre adresse — nous vous en offrons un dès maintenant, et vous serez informé du jour de l’ouverture avant tout le monde.

Personnaliser
Ce que vous aimeriez lire

Vos réponses décideront de la suite

Confirmez votre adresse email et recevez gratuitement votre premier StoryGlyph.

Désinscription immédiate, à tout moment.

Un StoryGlyph ouvert sur un téléphone tenu en main

Une histoire complète

Une véritable intrigue, une vraie fin. Rien à reprendre demain.

Un objet soigné

Un PDF composé comme un livre. Il est à vous : gardez-le, imprimez-le.

Au moins une nouvelle par mois

Vous prenez celles qui vous tentent, une par une. Rien à souscrire.

L'auteur écrit.

L'IA n'intervient qu'ensuite pour la relecture, la mise en page, la fabrication de l'objet. Jamais sur le texte.

Couverture du StoryGlyph « L'Œil qui voit »

L'Œil qui voit

Science-fiction20 minutes de lecture

Le carrelage sentait le désinfectant du vendredi, l'ammoniaque par-dessous, et, très loin sous les deux, la trace grasse d'un café renversé onze jours plus tôt entre le pied du bureau et la plinthe. Personne ne l'avait nettoyé. Aira gardait cette odeur comme on garde une date.

Il était couché sous le bureau, la tête sur les pattes antérieures, l'œil bleu ouvert, l'œil vert mi-clos. Le soleil de septembre entrait de biais et posait des rectangles pâles sur le sol. Un des rectangles atteignait sa hanche. Il était tiède. C'était son état préféré — pas le sommeil, cette coupure brutale du flux, mais ce seuil où le monde continuait sans rien lui demander.

Au-dessus de lui, les pieds de Léa. Chaussures retirées, chaussettes grises, un talon qui frottait l'autre quand elle lisait quelque chose qui l'agaçait. Le stylo entre les dents : il entendait le plastique céder, un cran, puis un autre.

Il connaissait son odeur mieux que sa propre odeur. Savon, café, cette molécule de fatigue qui montait vers seize heures et virait à l'aigre. Depuis trois semaines, une autre s'était ajoutée, plus fine, qu'il n'arrivait pas à ranger. Elle apparaissait quand elle le regardait longtemps.

Léa posa son mug sur le bureau, sans le regarder.

« Tu veux sortir, Aira ? »

La séquence phonétique arriva d'abord. Elle était vieille comme lui. Elle ouvrait le tiroir de la laisse, l'herbe mouillée du parc Delaunay, l'odeur de rouille de la grille. Son corps avait déjà commencé à se lever : les épaules, l'avant-train.

Puis quelque chose se mit en travers.

Tu veux.

L'histoire n'est pas finie. Recevez la suite dès confirmation de votre email.

Soyez du premier jour.

Un StoryGlyph à lire tout de suite, et l’ouverture de StoryGlyphs.fr annoncée avant tout le monde.

11 StoryGlyphs déjà au catalogue et prêts pour l'ouverture.

Personnaliser
Ce que vous aimeriez lire

Vos réponses décideront de la suite

Confirmez votre adresse email et recevez gratuitement votre premier StoryGlyph.

Désinscription immédiate, à tout moment.