
Course de nuit
Par Ben Carpenter · Publié en septembre 2026
Cette nuit-là, Samir Kacel avait décidé que ce serait sa dernière course.
Paris, deux heures du matin. Une femme monte dans un taxi et demande seulement qu'on roule.
Samir Kacel conduit la nuit depuis quatre ans. Avant, il vendait des informations à la Brigade criminelle. La passagère qui vient de s'asseoir à l'arrière a du sang sur la main droite et le téléphone d'un mort au fond de son sac.
Derrière eux, une Golf noire tient sa distance. Devant, il n'y a que des rues que Samir connaît par coeur et un commissariat trop loin. Entre les deux, un homme qu'il faudra convaincre de reculer.
Un huis clos mobile dans le Paris des heures mortes, où la seule arme du chauffeur est la géographie, et où chaque kilomètre finit par se payer.
Vous êtes déjà monté dans un taxi sans savoir qui conduisait.

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